Le président syrien Bachar Al-Assad estime n’avoir aucune raison de craindre de subir le même sort que son homologue libyen Mouammar Kadhafi, tué en octobre après avoir été capturé, ou l’ancien dirigeant égyptien Hosni Moubarak, condamné début juin à la prison à vie. Dans le sillage du printemps arabe qui a renversé les régimes en place en Egypte, en Libye, en Tunisie et au Yémen, la Syrie est le théâtre de manifestations antigouvernementales depuis mi-mars 2011 dont la répression par l’armée syrienne a fait plus de 10.000 morts selon l’Onu. « Concernant ce qui est arrivé à (Mouammar) Kadhafi, c’est barbare, c’est un crime. Quoi qu’il ait fait, personne dans le monde ne peut accepter ce qui s’est passé, de tuer quelqu’un comme ça », estime le chef de l’Etat syrien dans une interview à la chaîne de télévision allemande ARD diffusée hier. (Reuters).