Des observateurs des Nations unies en Syrie se sont rendus dimanche dans le quartier de Khaldiyeh à Homs (centre), bombardé depuis des mois par l’armée, a rapporté l’agence officielle SANA, sans fournir de précisions sur cette visite. Leur présence, selon l’opposition, n’a pas empêché la poursuite des violences, avec la mort de deux civils dans un quartier voisin. Les observateurs à Homs font partie d’une première équipe de 15 hommes qui travaillent sur le terrain depuis la semaine dernière. Ils sont chargés de surveiller le très précaire cessez-le-feu censé être en vigueur depuis le 12 avril, dans le cadre du plan de sortie de crise présenté par l’émissaire de l’ONU et de la Ligue arabe Kofi Annan. Le régime du président Bachar el-Assad n’a pas respecté une des principales dispositions du plan Annan, à savoir le retrait des soldats et blindés des centres urbains. Les affrontements se poursuivent entre forces de sécurité et insurgés, même si les violences ont diminué d’intensité depuis le 12 avril. Selon l’Observatoire syrien pour les droits de l’Homme (OSDH), qui dispose d’un réseau de sources sur le terrain, des tireurs embusqués des forces gouvernementales ont tué dimanche deux personnes dans le quartier de Jourat al-Chayah, voisin de celui de Khaldiyeh. Des soldats ont par ailleurs ouvert le feu au hasard à Al-Saliha, dans la province de Hama (centre), tuant un civil et en blessant quatre autres, d’après l’OSDH. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a dénoncé la violation par Damas du cessez-le-feu et la répression « intolérable » contre la population civile, s’attirant en retour des accusations par le régime alaouite de favoriser les attaques « terroristes » de l’insurrection. Le général norvégien Robert Mood commandant l’UNSMIS devait arriver ce dimanche à Damas, selon le porte-parole de la mission, Neeraj Singh. Une centaine d’hommes devraient être présents sur le terrain d’ici la mi-mai, a-t-il précisé. La résolution donne latitude au secrétaire général de l’ONU pour décider de la date du déploiement des observateurs supplémentaires, en fonction des conditions sur le terrain, notamment « la consolidation du cessez-le-feu ». (AP).