L’opposition syrienne se réunit à Istanbul pour unifier sa vision

vendredi 15 juin 2012 - 12h09
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Des représentants de différents groupes de l’opposition syrienne ont entamé vendredi à Istanbul une réunion de deux jours visant à l’unification de leur vision alors que la Syrie s’enfonce selon un responsable de l’ONU dans la guerre civile. Nous allons travailler à l’unification de notre vision, a déclaré Burhan Ghalioun, l’ex-président de la principale plateforme de l’opposition syrienne, le Conseil national syrien (CNS), peu avant le début des travaux. Outre le CNS, le Conseil national kurde, qui avait rejeté les appels au ralliement de M. Ghalioun lors d’une précédente réunion de l’opposition en mars à Istanbul, le groupe constitué autour de l’intellectuel Michel Kilo et celui du chef de tribu Nawaf Al-Bachir doivent notamment participer à la rencontre, selon des sources syriennes concordantes. Des représentants de plusieurs pays arabes et occidentaux doivent également assister au début des travaux et avoir une petite rencontre avec l’opposition syrienne, avant de quitter la réunion, selon une source diplomatique occidentale. La France est représentée par son ambassadeur à Damas, Eric Chevalier, rappelé à Paris en novembre pour protester contre les violences du régime. L’Allemagne, les Etats-Unis, l’Italie et la Turquie sont également représentés par des diplomates de haut rang. Le ministère turc des Affaires étrangères avait annoncé la constitution d’un groupe de coordination afin de soutenir l’opposition syrienne au lendemain d’une rencontre début juin à Istanbul des chefs de la diplomatie de 16 pays arabes et occidentaux, dont les Etats-Unis, la France et le Royaume Uni. Nous sommes là pour définir une position commune. Il n’y a plus beaucoup de points de divergence entre nous, a commenté vendredi Bassma Qodmani, responsable des relations extérieures au sein du CNS. Mais des voix discordantes se faisaient déjà entendre, contestant la prééminence du CNS et de ses dirigeants. Je ne suis pas optimiste quant au résultat Le gens combattent Assad parce qu’ils ont besoin d’un pays démocratique, ils ont besoin de liberté, pas pour remplacer Bachar Al-Assad par Burhan Ghalioun ou Abdel Basset Sayda, le nouveau président du CNS, a déclaré Ammar Qurabi, à la tête d’un petit courant d’obédience nationaliste. (AFP).

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