Le quotidien « Al Quds Al Arabi » souligne dans son édition du 27 août que « les menaces proférées contre l’ambassadeur d’Arabie saoudite au Liban, l’obligeant à rentrer à Riyad, ont provoqué une vive colère au sein de la communauté sunnite à Beyrouth ». [NDLR : des sources émiraties ont confirmé également que d’autres menaces ont été proférées à l’encontre de l’ambassadeur des Emirats Arabes Unis à Beyrouth. Elles sont sans doute dues à la politique d’Abou Dhabi qui soutient le gouvernement libanais et son armée. Les Emirats avaient récemment fourni neuf hélicoptères armés à l’armée libanaise pour faire face aux terroristes du Fatah Al-Islam]
L’ambassadeur Abdelaziz Khojah a quitté le Liban à la mi-août et a suspendu ses médiations, après les violentes attaques verbales dirigées par le vice-président syrien Farouk Al-Chareh, et par les alliés de Damas au Liban contre l’Arabie saoudite [MediArabe.info avait souligné l’existence de ces menaces le 20 août]. Par ailleurs, un journal libanais croit savoir que l’opposition libanaise liée à la Syrie s’apprête à lancer deux nouvelles attaques en règles, dans les jours à venir et à l’approche de l’échéance présidentielle. La première contre la France pour l’empêcher de mener à bien sa médiation, et la seconde contre le Patriarche maronite, Nasrallah Sfeïr, qui se rendra au Vatican pour s’entretenir avec le Pape et les responsables de l’Eglise Catholique.
Le quotidien « Al Quds Al Arabi » revient ainsi sur les manifestations de soutiens à l’Arabie qui ont parcouru hier dimanche les rues de Beyrouth jusqu’au siège de l’ambassade saoudienne. Des banderoles ont également été dressées dans les rues pour « saluer la modération de l’Arabie saoudite et pour dénoncer le terrorisme syrien ».
De son côté, l’ouléma Fathi Yakan, proche de la Syrie et membre de l’opposition, a tenté d’innocenter la Syrie et ses alliés en s’interrogeant : « Qui a intérêt à menacer et à s’en prendre à l’ambassadeur de la référence sunnite ? Qui a intérêt à l’empêcher de conduire sa médiation et de parvenir à un président de consensus à l’approche de l’échéance ? Qui a intérêt à le menacer au moment où les relations entre la Syrie et l’Arabie sont au plus mauvais ? » [NDLR : Sans apporter la réponse à ses interrogations, Yakan semble attribuer ces menaces à la majorité, soutenue entre autres par l’Arabie].
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