Parmi les succès enregistrés par l’ASL, au lendemain de la décapitation du bras militaro-sécuritaire (Rajha, Chawkate et Turkmani), les insurgés affirment avoir capturé cinq coopérants Russes à Damas, ainsi qu’un ami intime de Bachar Al-Assad, l’officier Kifah Melhem, de la sécurité militaire. Il a été arrêté avec trois autres officiers à Azaz, à l’ouest d’Alep. La ville a été entièrement reprise par les révolutionnaires après la destruction de plusieurs chars et blindés.
Les insurgés affirment également avoir pris le contrôle de deux postes-frontières avec la Turquie et d’un troisième avec l’Irak, et d’avoir détruit plusieurs positions de la Garde présidentielle sur le Mont Qassioune, à Damas. D’autres localités comme Yabroud (au nord de Damas) et Al-Dmayr (à l’est de Damas) seraient déjà tombées entre les mains de l’ASL. Pourtant, Al-Dmayr constitue pour le régime une position stratégique : la ville abrite une base aérienne importante ; elle est la dernière ville avant le désert ; et verrouille les voies de communication terrestres vers l’Iran et l’Iran. Les routes vers les points de passage frontaliers de Boukamal et d’Al-Waleed passent par Al-Dmayr.
La réaction du régime s’est traduite par un redoublement de la violence. Les chars de la Garde présidentielle, dont plusieurs unités sont basées à Moadamiyeh (sud-ouest de Damas) déversent leurs obus sur la ville pour empêcher son ralliement à la rébellion. A Saraqib, dans la province d’Idleb, les forces du régime ont pilonné la ville avec une violence inouïe faisant au moins 25 morts, ce soir. Au total, plus de 250 personnes ont été tuées ce jeudi à travers le pays.
Mais la violence du régime reste vaine. Assad perd de plus en plus le contrôle de la situation et ses jours sont comptés. Les anecdotes que les Syriens s’échangent ces dernières heures attestent du bon moral des opposants. Ils affirment que Bachar Al-Assad a téléphoné à ses alliés au Liban, Hassan Nasrallah du Hezbollah et Michel Aoun du Courant Patriotique Libre, pour leur demander conseil ; le premier s’étant spécialisé dans « l’art de se cacher » depuis 2006 ; le second étant une référence en matière de fuite.
Mediarabe.info

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