La Fondation pour la paix au Proche-Orient (FMEP) a expliqué qu’elle n’avait dans un premier temps pas bien vérifié le passé du grand mufti, la plus haute autorité religieuse de l’islam en Syrie, et qu’elle l’avait invité cette semaine à Washington, ainsi que d’autres dignitaires chrétiens, sélectionnés par le régime en fonction de leur proximité avec lui et ses Services de renseignement.
L’idée de ce « voyage de propagande » aux Etats-Unis avait été formulée par un collaborateur du Bureau de la Sécurité Nationale qui jugeait « opportun de dépêcher à Washington le mufti de la République et un certain nombre de religieux chrétiens, pour y rencontrer des officiels et des associations chrétiennes bien introduites au Congrès ». L’objectif était alors de susciter la peur des Américains, et à travers eux des Occidentaux, pour ce que les chrétiens subissent de la part de ce que le régime présente comme des islamistes radicaux en Syrie. Damas entendait ainsi exercer des pressions sur l’administration américaine afin qu’elle modifie sa position.
Mai voilà que les Américains ont découvert, tardivement, que le mufti Ahmad Badreddine Hassoun avait menacé, en octobre dernier, l’Europe, les Etats-Unis et Israël d’attentats suicide si la Syrie était attaquée.
Discours du Mufti devant près de 150 femmes libanaises, membres de la « caravane Maryam » (la Vierge Marie), qui se sont rendues à Alep le 08 octobre 2011 pour présenter leurs condoléances au Mufti, quelques jours après l’assassinat de son fils. La « caravane Maryam » était fondée à l’origine grâce à des fonds syriens pour convoyer des vivres à Gaza, par bateaux, et briser l’embargo israélien (sous une couverture médiatique comme ce fut le cas avec le bateau turc Marmara). Mais depuis l’éclatement de la révolution en Syrie, en mars dernier, ces femmes ont modifié leur priorité et oublié la cause palestinienne, préférant soutenir le régime face au peuple syrien.
L’annulation de cette rencontre devrait accélérer la chute du régime et de son réseau propagandiste, d’autant plus que, selon la télévision « Al Arabiya », les Nations Unies viennent d’affirmer que « le régime, ses forces armées et ses miliciens étaient responsables du massacre de Houla, fin mai dernier, démentant la thèse de Damas attribuant ce crime aux terroristes ».
Mediarabe.info

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