En effet, selon les sites proches du régime, Assad a prévenu Kofi Annan, lors de leur rencontre de cette semaine, qu’« il résiste depuis plusieurs mois aux demandes de son état-major qui demande carte blanche pour éradiquer la contestation. Mais Assad refuse jusque-là de lancer ses unités spéciales, privilégiant la solution politique ! »
Les mêmes sources ajoutent que Bachar Al-Assad a chargé Kofi Annan de transmettre un message à la communauté internationale, lui rappelant « les capacités syriennes à déstabiliser tous les pays qui soutiennent la révolte syrienne, politiquement, financièrement et militairement ». Menaçant, Assad a ajouté : « Nous sommes capables de répandre la chaos partout dans le monde. Et l’Occident le sait ». Ces menaces sont à peine voilées. Elles visent avant tout le peuple syrien révolté, où les massacres collectifs, les pilonnages et la répression se succèdent ; l’Irak où le terrorisme est désormais rythmé par la situation en Syrie ; le Liban qui vit sous la menace permanente d’implosion ; la Turquie suspendue au terrorisme du PKK kurde, commandé depuis Damas ; les monarchies du Golfe, Arabie saoudite et Qatar en tête ; ainsi que les pays occidentaux truffés de réseaux dormants liés au Hezbollah, à la Syrie et à l’Iran.
Les menaces d’Assad sont sérieuses, d’autant plus que l’Armée Syrienne Libre affirme, dans un communiqué publié dans la nuit de jeudi à vendredi, que « le régime de Damas a équipé le régiment 38, basé à Deraa, de missiles de courte portée, afin de décimer l’ASL qui a installé son principal fief dans la région d’Al-Laja ». Selon le communiqué, « ces missiles ont été transformés : les détonateurs et les charges explosives ont été retirés et remplacés par des ogives bactériologiques. Ce faisant, les missiles serviront uniquement à transporter et répandre cette arme de destruction massive, sans exploser ». Selon l’ASL, ces armes fatales sont ainsi désignées par « missiles silencieux ».
Bien évidemment, si les menaces proférées par Assad à Kofi Annan et à travers lui à l’ONU, sont confirmées par des sources mandatées par le régime, l’information relayée par l’ASL concernant l’arme bactériologique reste à prouver. Malheureusement, seule leur utilisation et l’ampleur prévisible du désastre, permettront de valider cette information. Mais il sera trop tard.
Dario S.

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