La prise de l’hôpital de Homs a permis à l’Armée Syrienne Libre de capturer plusieurs militaires loyalistes et des miliciens du régime, mais surtout, de mettre la main sur « un hôpital transformé en une forteresse ». L’établissement servait d’une part à stocker les armes et les munitions, et d’autre part à achever les blessés et à pratiquer la torture.
Selon plusieurs sources, le corps médical, déjà accusé par des ONG internationales, comme Amnesty, de pratiquer des horreurs sur les opposants et les manifestants blessés, confirment leur implication dans le génocide. A la faveur des découvertes réalisées par les insurgés, ce lundi, le corps médical se retrouve de facto accusé de servir d’instruments de la répression, d’avoir couvert les pratiques du régime et d’avoir gardé le silence.
Les insurgés affirment avoir découvert « au moins 75 cadavres » entassés dans l’établissement. Des cadavres qui ne sont pas identifiés. « Il s’agirait d’habitants de Homs, tués après leur arrestation au lendemain de la chute de Baba Amro ». Le régime exerce les pires exactions pour pousser la population à quitter la région, pour l’intégrer au futur Etat alaouite, d’une part, et pour terroriser le reste de la population syrienne et la contraindre à baisser les bras et à cesser sa révolte.
Enfin, fidèle à sa politique de tergiversation, Bachar Al-Assad tente de gagner du temps en promettant de mettre en application le plan de paix préconisé par Kofi Annan, à partir du 10 avril. Les opposants dénoncent « un nouveau délai accordé de facto à la dictature ». Car, estiment-ils, « d’ici le 10 avril, et au rythme des éliminations quotidiennes, le régime peut faire plus d’un millier de victimes supplémentaires ». Notons aussi que l’ambassadeur de la Syrie à l’ONU, Bachar Al-Jaafari, vient d’annoncer que « le plan de Kofi Annan ne pourra s’appliquer que sous les conditions syriennes, dans le respect de la souveraineté ». Jaafari estime aussi qu’« il est très prématuré de parler d’observateurs internationaux en Syrie, pour contrôler l’application de ce plan ». Ce qui signifie que Damas tente de vider le plan Annan de son contenu avant même son début d’application.
Mediarabe.info

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