Des films arabes seront à l’honneur du Festival du Cinéma Méditerranéen en Belgique

Des invités, des expositions et des débats, du 28 novembre au 5 décembre à Bruxelles

lundi 24 novembre 2008 - 13h10, par Juliette Khoury - Paris

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Le Festival Cinéma Méditerranéen à Bruxelles investira cette année le Botanique pour la dixième fois, du 28 novembre au 5 décembre, et y fêtera ses vingt ans. Le Festival Cinéma Méditerranéen est une initiative de la Commission communautaire française (Cocof – secteur audiovisuel) co-organisé avec l’asbl Cinémamed, avec le soutien de Madame Françoise Dupuis, Ministre en charge de la Culture.

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Le Festival propose aux cinéphiles, de découvrir, en présence de nombreux invités, une soixantaine de films avec une Compétition internationale, un panorama des productions récentes, une section documentaire Medoc, une section Vu à Bruxelles...

Le Med’, c’est aussi des concerts tous les soirs, un marché méditerranéen auquel prendront part des artisans qui font découvrir leurs spécialités culinaires. C’est aussi des soirées spéciales, des expositions, des débats, des rencontres avec les invités...

Parmi les films présentés, figurent

Le chaos de Youssef Chahine et Khaled Youssef (Egypte - 2007 - 2h04), le lundi 1er décembre - 21h30 - Orangerie : Choubra, quartier cosmopolite du Caire. Hatem, policier véreux, tient le quartier d’une main de fer. Tous les habitants le craignent et le détestent. Seule Nour, jeune femme dont il convoite les faveurs, ose lui tenir tête. Mais Nour est secrètement amoureuse de Cherif, brillant et intègre substitut du procureur. Fou de jalousie, Hatem harcèle Nour et transforme sa vie en enfer. Un mélodrame enlevé et pimenté d’humour dans un climat de violence sociale et d’oppression policière.

Hassan et Morkos, de Rami Imam (Egypte - 2008 - 1h25), le jeudi 4 décembre - 19h - Orangerie : Un cheikh musulman et un pasteur chrétien viennent d’échapper de peu à un attentat. Tous deux trouvent refuge dans un quartier populaire du Caire mais sont contraints, pour survivre, de prendre une fausse identité. Notre cheikh deviendra Morkos, un chrétien, et notre pasteur deviendra Hassan, un imam reconnu. Les nouveaux voisins vont désormais chacun vivre, sans le savoir, la vie de l’autre... Une comédie sur le sujet délicat des relations interconfessionnelles en Egypte, avec les deux légendes du cinéma égyptien : Adel Imam et Omar Sharif. La projection aura lieu en présence du réalisateur Rami Imam.

Making of de Nouri Bouzid (Tunisie - 2006 - 2h), le mardi 2 décembre - 21h30 - Salle de cinéma : Suite à des déboires scolaires, familiaux et sentimentaux, Bahta, 25 ans, tourne mal. Rebelle et insoumis, chef d’un petit groupe de breakers, il multiplie les actes courageux qui lui attirent les foudres de la police. Recherché, il est pris en charge par des intégristes. Commence alors le processus du lavage de cerveau. C’est à ce moment que l’acteur principal du film qui est en train de se tourner, Dali, prend peur et entre en conflit avec le réalisateur… Un film dans le film, pour une dénonciation bien sentie de l’intégrisme. Tanit d’Or au Festival de Carthage et Prix d’interprétation masculine au Fespaco en 2007.

Le chant des mariées de Karin Albou, (Tunisie/France - 2008 - 1h24), le samedi 29 novembre - 21h30 - Orangerie / Le jeudi 4 décembre - 17h30 - Salle de cinéma : Tunis, 1942. Deux jeunes filles, voisines et amies depuis l’enfance, vivent leurs premières émotions amoureuses. Myriam est promise à Simon, un médecin beaucoup plus âgé qu’elle. Nour aime Khaled et attend de pouvoir l’épouser. L’une est juive, l’autre est musulmane. Lorsque les forces allemandes d’occupation tentent de rallier la population musulmane en échange d’une promesse d’indépendance, les persécutions envers la population juive se multiplient…Une magnifique histoire d’amitié et de tolérance portée par deux jeunes actrices époustouflantes, avec également l’excellent Simon Abkarian. La séance du 29 novembre aura lieu en présence de la comédienne Lizzie Brocheré, celle du 4 décembre en présence de la réalisatrice Karin Albou.

Villa Jasmin de Ferid Boughedir (Tunisie/France - 2008 - 1h27), le dimanche 30 novembre - 21h15 - Rotonde : Tunis, années 80. Serge, accompagné de son épouse enceinte, débarque au port de la Goulette. Avant de devenir père, il éprouve le besoin de faire connaître à Jeanne le pays qu’il a dû quitter à 11 ans, à la mort de ses parents, juste avant l’indépendance que son père, militant socialiste, espérait tant. Serge part sur les traces de ses parents, de leur histoire d’amour et de leur bonheur dans la Villa Jasmin, en parallèle aux soubresauts de l’histoire… On retrouve avec plaisir Ferid Boughedir (Halfaouine, l’enfant des terrasses) pour une adaptation du roman autobiographique de Serge Moati.

En attendant Pasolini de Daoud Aoulad Syad (Maroc - 2008 - 1h40) le samedi 29 novembre - 17h - Salle de cinéma / Mercredi 3 décembre - 19h - Orangerie : Thami est réparateur de télévisions dans un village près de Ouarzazate. A ses heures, il est aussi figurant dans les films étrangers tournés dans la région. Dans les années 60, il s’était lié d’amitié avec Pasolini lors du tournage de son film Œdipe roi. Quarante ans plus tard, une équipe italienne vient préparer le tournage d’un film basé sur la bible. Thami croit que son ami Pasolini est de retour. Tout le village se prépare pour l’évènement... Une comédie douce amère, élue meilleur film arabe au dernier Festival International du Film du Caire, avec l’incontournable Mohamed Majd, Bayard d’Or du meilleur comédien au dernier Festival du Film Francophone de Namur. (La séance du mercredi 3 décembre aura lieu en présence du réalisateur Daoud Aoulad Syad et du comédien Mohamed Majd).

Française de Souad El Bouhati (France/Maroc - 2008 - 1h25), le vendredi 28 novembre - 20h30 - Orangerie (soirée d’ouverture) / vendredi 5 décembre - 18h45 - Orangerie : Sofia, 10 ans, est née en France de parents maghrébins. Elle vit une enfance heureuse dans une cité de province, jusqu’au jour où ses parents décident de rentrer au pays. Quelques années plus tard, dans la campagne marocaine, elle se jure de passer le bac pour retourner en France et commencer une nouvelle vie. Mais les choses sont rarement aussi simples… La question de l’identité et de l’appartenance traitée loin des clichés, avec la jeune et talentueuse Hafsia Herzi, César du meilleur espoir féminin en 2008.

La maison jaune de Amor Hakkar (Algérie - 2007 - 1h20), le mardi 2 décembre - 19h - Orangerie / Mercredi 3 décembre - 17h30 - Salle de cinéma : Mouloud, modeste paysan des Aurès, reçoit la triste nouvelle de la mort de son fils. Au guidon de son tricycle à moteur, sans attendre et bravant tous les interdits, il ramène son corps pour l’enterrer. Fatima, la mère, meurtrie, plonge dans une profonde tristesse. Mouloud, aidé de sa fille Aya, arrivera-t-il à rendre le sourire à sa femme et aux siens ? Une fable humaniste, épurée et émouvante, à la fois douce et déchirante. « Un film qui rend heureux » (La Tribune de Genève).

Le sel de la mer, de Annemarie Jacir (Palestine/Belgique - 2008 - 1h49), dimanche 30 novembre - 21h30 - Orangerie : Soraya, 28 ans, née et élevée à Brooklyn, décide de partir vivre en Palestine, le pays dont sa famille s’est exilée en 1948. A son arrivée à Ramallah, la banque refuse de lui rendre l’argent de ses grands-parents, gelé sur un compte à Jaffa. Elle rencontre Emad, un jeune Palestinien qui, contrairement à elle, rêve de partir pour toujours. Face aux contraintes, pour gagner leur liberté, ils devront prendre leur destin en main, quitte à transgresser les lois. Un portrait sans complaisance de la vie en Palestine, présenté dans la section Un certain regard au dernier Festival de Cannes.

Sous les bombes de Philippe Aractingi (Liban/France - 2007 - 1h38), mardi 2 décembre - 19h30 - Salle de cinéma : Zeinab vit à Dubaï. En plein divorce, elle décide d’envoyer son fils chez sa sœur dans un village au sud du Liban. Quelques jours plus tard, la guerre éclate. Folle d’angoisse, Zeinab part aussitôt pour le Liban mais elle n’arrive à Beyrouth que le jour du cessez-le-feu. Elle y rencontre Tony, le seul chauffeur de taxi qui accepte de la conduire dans le sud à la recherche de son fils… Un film fort, tourné dans l’urgence de la guerre, entre fiction et images réelles, road movie tendu dans un pays en ruines.

A noter également que le Festival organisera des animations musicales, avec des artistes qui se produiront tous les soirs entre les séances de projections ; un marché méditerranéen réunissant des artisans et des spécialités culinaires ; des expositions, des débats, des rencontres avec les invités, ainsi que la projection de documentaires comme« De Casa au paradis » (France), « I love hip hop in Morocco » (Maroc), Le voyage de Nadia (Algérie), et le court métrage « Sellam et Démétan » (Belgique/Maroc).

Pour toute information concernant ces projections ou sur le festival en général, visitez le site du Festival.

Cette année, pour son 20ème anniversaire et en ces temps de pouvoir d’achat morose, le Med propose les tickets au même prix qu’il y a 20 ans : prix unique pour toutes les séances : 3€

Places en prévente au Botanique (236, rue Royale) dès le 17 novembre ou en ligne via le site www.mocom.be.

_______________________________________________ Contact : info@cinemamed.be - www.cinemamed.be +32 (0)2 800 80 04

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