A Bassorah, les chrétiennes n’ont d’autre choix que de porter le voile islamique ou mourir.

Les milices chiites à Bassorah surveillent les étudiants et leurs portables, et imposent le voile islamique aux chrétiennes

lundi 10 décembre 2007 - 19h13

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Les radicaux chiites irakiens, endoctrinés et financés par les Gardiens de la Révolution iranienne, et inspirés par le Guide Ali Khamenaï et les Bassig, rivalisent désormais avec les radicaux sunnites, adeptes du wahhabisme le plus rigoureux et d’Al-Qaïda. A Bassorah, dans le sud de l’Irak, les miliciens chiites menacent de mort les jeunes chrétiennes qui ne porteraient pas le voile islamique.

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Le quotidien « Al Quds Al Arabi » reproduit une enquête, publiée le 9 décembre par le « Sunday Times », consacrée au « nouvel ordre religieux » que font régner à Bassorah les milices chiites irakiennes.

Le rapport souligne que « les étudiantes chrétiennes sont obligées de porter le voile islamique, si elles ne veulent pas mourir ». Les miliciens chiites leur imposent en effet le port du voile à l’université de Bassorah. Près de 40 femmes ont déjà été tuées dans cette région du sud de l’Irak, tombée sous l’influence iranienne à travers les milices irakiennes de Moqtada Sadr, une armée financée et soutenue par Téhéran. Certaines de ces victimes ont été enlevées, tuées et déposées au bord des routes, avec leurs enfants. Il leur a été reproché un « comportement peu islamique ».

En outre, les miliciens se comportent au sein de l’université comme une « police des mœurs ». Ils surveillent le comportement des étudiants, notamment sunnites, et contrôlent leurs portables. Ils y recherchent des vidéos, des photos ou des morceaux musicaux dont l’utilisation heurte les radicaux. Les étudiants sont obligés de laisser pousser la barbe et de couper courts les cheveux. La non-mixité dans les salles de cour est quasiment imposée. Le quotidien conclut en affirmant que les miliciens sont récemment intervenus pour interdire la diffusion de musique lors d’un bizutage, et ont scandé des slogans à la gloire de Moqtada Sadr.

Lire l'article original : Al Quds Al Arabi - Londres