Le 25 septembre 2005, May Chidiac, présentatrice du 20 heures sur LBC, échappe miraculeusement à la mort dans l’explosion de sa voiture piégée. Son « crime » ? Avoir clairement désigné la responsabilité de la Syrie dans l’assassinat, le 14 février 2005, de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri. Un courage que paieront de leur vie d’autres journalistes ou politiciens figurant, écrit-elle, sur une « liste noire qui circulait dans les services secrets des chancelleries occidentales […] ».
Dans Le CIEL M’ATTENDRA, May, profondément croyante – juste avant l’attentat elle a prié à Saint-Charbel et affirme devoir la vie à cette circonstance – fait le récit de sa « presque mort » et de sa résurrection. Un parcours du combattant qui, de Beyrouth au Centre de rééducation de Valenton (France), verra s’affirmer sa volonté de « vivre debout ». Littéralement, car dans l’attentat, la jeune femme a perdu son bras et sa jambe gauches…
À l’hôpital, famille et amis ont reconstitué « un petit Liban », l’entourent de leur affection, l’encouragent. Les périodes de récupération et de découragement alternent, face à la perte d’autonomie ou à la laideur d’une prothèse. Car May Chidiac, jolie femme coquette, n’entend renoncer ni à son métier ni à son goût pour les beaux vêtements ou les talons hauts, et jamais pages consacrées à ces sujets n’ont paru moins frivoles : à un certain degré de précarité de l’existence humaine, se soucier de son apparence physique est une manière de s’affirmer vivant !
Lauréate 2006 du Prix mondial de la presse et de l’International Women’s Media Fundation Award, May Chidiac, a repris son travail et vaincu l’adversité : le ciel l’a attendue…
May Chidiac, Le Ciel m’attendra, Éditions Florent Massot, mars 2007, 18,90 €.

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